KikouBlog de Rag' - Récits
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Enfin un CR Rag'eur!!!

Par Rag' - 19-03-2016 14:41:23 - Aucun commentaire

En mode Speculoos, Maroilles et consanguinité, et en direct des (très) Hauts de France:

 

Le North C Trail by Rag'


Enjoy the Rag'

"Soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien."

Par Rag' - 13-12-2011 19:04:57 - 8 commentaires

J-10

Ça y est, c'est fait. La lettre est postée. Plus moyen de reculer.

J'hésite depuis quelques temps à m'aligner sur une distance supérieure à 25 bornes uniquement armé de ma bite et de mes bâtons. Le choix fut assez facile. J'ai fait ma couille molle et je vais me taper 36 bornes et quelques sur une rando pépère de chez pépère.

J'aurais pu aller jouer le hamster compulsif aux 6 heures de Marchiennes, malheureusement je crains l'opprobe des puristes de la marche athlétique. C'est con comme réaction. M'enfin, j'en ai conscience...

 

J+2

Première fois.

PremièreS fois plutôt.

Premier CR depuis le début de mes pépins physiques, premier CR ayant pour thème la marche nordique, première sortie "officielle" à l'occasion de la Rando des 5 monts.

Cet évènement est organisé par l'école publique (j'y tiens) de Berthen (entre Boeschepe et Godewaersvelde, "Gode" pour les intimes. Très intimes. Genre DSK). La rando accueille près de 2 000 VTTistes sur quatre circuits (85 kms pour le plus long) et 1 000 randonneurs sur cinq circuits dont le plus long totalise 36 kms. C'est ce parcours que je décide d'entamer, il est à cheval sur la frontière franco-belge en parcourant les sommets enneigés de la Cordillère des Flandres. Je sais... Je la ressors à toutes les sauces cete fameuse "Cordillère" mais, n'en déplaise aux obsédés du D+ et autres Stakhanovistes de la pente à 75%, ici, ces monts sont vénérés, déifiés. D'ailleurs, une coutume ancestral veut que, chaque 16 juin, en hommage à Annie Cordy, nous sacrifions un couple de chômeurs et un pédophile (on les élève ici) en chantant du Plastic Bertrand et du Benny B., artistes ô combien adulés dans nos contrées.

 

C'est sans pression aucune que je me rends au départ de la rando. D'emblée, un constat s'impose:

  1. Stressomètre proche de 0: pas de chrono, ni de barrières horaires et encore moins d'heure de départ, c'est le pied total! C'est une rando pédestre, chacun est libre de choisir sa distance et démarre quand il le désire. Moi, j'dis ça, j'dis rien mais si le traileur lambda était si insoucieux des chronos et autres perfs, il se pointerait beaucoup plus souvent sur ce genre de manifestations. Balisage nickel, ravitos sympas et de la bonne humeur "en veux-tu, en voilà", que demander de plus? Des filles? He ben, y'a qu'à demander! La proportion de dames et demoiselles sur ces randos est laaaargement en faveur du beau sexe. Plutôt que de cotoyer une horde de mecs poilus, bourrus et dégoulinants de sueur, mon choix est vite fait...
  2. Une préparation kilométrée (en opposition à celles millimétrées effectuées les années précédentes). Aucune planification, que des kilomètres parcourus à la recherche d'un maximum de plaisir.
  3. Un équipement de warrior, je dirais même de "ranger", de Nordic Texas Walker Ranger! J'ai sorti toute la panoplie du parfait petit trailer: des pieds à la tête, ça pue le trail tendance ultra (seulement tendance hein!?): poche à eau, vêtements techniques et un tas de bricoles qui me semblent bizarrement bien plus utiles ici que sur d'autres épreuves où je courais. À commencer par les guêtres, autant ces dernières me semblaient relativement superflues en trail car je m'accomodais assez facilement d'un caillou dans la chaussure, autant, en marche, le moindre objet qui s'infiltre dans la godasse est un vrai calvaire. Et, par expérience, j'ai pu constater que cela arrivait beaucoup pus fréquemment en marche qu'en course. Même sur bitume! Ajoutez à cela le déroulé du pied qui vous fait apprécier la contondance du corps étranger... Je vous promets que les guêtres vous évitent bien des désagréments.

Passons les détails techniques et revenons à la rando proprement dite. Les organisateurs ont tellement bien fait les choses que randonneurs et VTTistes ne se croiseront que très rarement. Ça tombe car le peu de fois où j'ai pu en rencontrer, ce ne fut pas vraiment un plaisir... 

Je me dirige vers la salle où je retire le "roadbook", fiche plastifiée où sont inscrits une liste de numéros correpondant aux bornes qui jalonnent les chemins de randonnée des Flandres belge et française. On m'indique que le premier ravito est au 11ème kilomètre et que j'y repasserai au 29ème. On sent que l'organisation est bien rôdée, rien n'est laissé au hasard, tout ça pour 5€. Et à l'arrivée, j'ai le droit à un potje vleesch salade avec une bière. Pfiou! Dire qu'ils arrivent encore à dégager une belle somme pour financer les projets pédagogiques de l'école du village: les organisateurs sont tous les deux enseignants et les bénévoles sont les parents d'élèves, quel exemple de citoyenneté.

Je démarre donc sous un ciel gris et menaçant, par précaution, j'ai remisé ma veste coupe-vent et ai opté pour ma super Gore-tex "spécial CCC que j'ai pas fini". Très bonne idée sachant qu'en marchant, ça caille vraiment plus qu'en courant. En plus, y'a du vent! Bon, de la pluie, du vent, dans le Nord, c'est courant... mais c'est chiant.

Sur les premiers kilomètres, les randonneurs, quel que soit leur option de parcours, empruntent des tronçons communs et je dépasse quelques groupes. C'est l'occasion d'échanger un bonjour, des encouragements voire d'engager une courte conversation sur la marche nordique. D'ailleurs, je croise un groupe de jeunes femmes dont l'une d'entre elles s'exclame en me voyant: "ça, c'est vraiment le truc que j'aimerais essayer!". Je suppute que le "ça" désigne la marche nordique et non pas mon corps élancé de marcheur nordique déguisé en ultra jet set trailer. Un peu gêné par tant d'engouement, je joue le mec blasé et passe mon chemin. Une phrase me vient à l'esprit: "Soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien" (merci Noir Désir, ou Nord Désir plutôt...).

Les kilomètres défilent et je ne double plus personne. Le temps se dégrade, un fin crachin jette un voile opaque sur la plaine environnante. Le parcours emprunte les chemins du Mont noir et du Mont Boeschepe que je connais pour les avoir pratiqués naguère. L'automne est passée par là, mais la clémence du temps en ce mois de novembre nous permet d'admirer le feuillage des essences d'arbres qui recouvrent les monts: chataigners, hètres, chênes sont majoritaires. Quel spectacle enchanteur! Du rouge, du jaune, de l'orange, les frondaisons éclatent de mille feux. Je vous fais pas un dessin, pas la peine d'en faire des tonnes, vous qui avez déjà vadrouillé, couru, marché, orienté ou forniqué en forêt savez à quel point Dame Nature peut être généreuse pour qui sait voir.

J'arrive au premier ravito et mon accoutrement interpelle les bénévoles qui s'y trouvent. Connaissant le merveilleux (sic) monde de la course, il me questionne sur les épreuves auxquelles j'ai déjà participé. Plutôt que de jouer les caïds ou les faux-modestes (vous vous reconnaissez?), j'embraye sur ma nouvelle passion et, tel Omar Sharif, je leur assène un "La Marche Nordique, c'est mon dada" qui réussit à égayer l'ambiance sous la tente. Une dame charmante est aux petits oignons avec moi et me propose de me sustenter à volonté afin d'entamer la plus grande portion de la rando, une boucle de 18 bornes où j'arpenterai le Mont Kemmel, en Belgique. Je quitte le ravito après 1h25 de marche.

Je vois encore moins de monde étant donné que je suis, à ce moment, sur la boucle exclusive du 36 bornes. Nous ne sommes qu'une quinzaine de randonneurs à avoir opté pour ce parcours. Les 15 kilomètres suivants sont extrèmement plaisants: les flancs du Mont Kemmel sont recouverts de prairies, de bois et de vignes (eh ouais, de vignes! Ne me questionnez pas sur le type de vin qui y est produit, je n'en sais foutre rien. À part que cela doit être une sacrée piquette... De la vigne dans les Flandres?! Et pourquoi pas de la bière à Bordeaux?). J'échange quelques mots avec un Flamand. Je tiens à saluer les Belges d'un "dag" plutôt qu'un "bonjour" frot inapproprié. Ça vous plairait qu'un anglais vous disent "good morning!" en plein Cantal? Ou cela vous traverserait-il l'esprit de dire "bonjour" en plein Madrid? Moi, non. Question de respect. Bon, c'était la parenthèse moraliste. J'en ai fini. Ouf.

Au kilomètre 25, je sens que les jambes tirent un peu, rien de grave mais la fatigue s'installe. Et la lassitude aussi, alors que je quitte le Mont Kemmel pour rejoindre le Mont Noir et son ravito par une longue ligne droite de 2 ou 3 km. J'arrive au ravito serein et passablement trempé. Non pas par la flotte qui tombe sans discontinuer mais par mon "jus". Je baigne dans mon jus, j'ai chaud mais le mopindre arrêt me refroidit illico. Je ne tarde donc pas: je remplis ma poche à eau. Je mange trois pruneaux, un epoignée de cacahuètes et zou! me voilà reparti pour les 6 derniers kilomètres. 

L'organisation a décidé de nous faire passer par la partie basse du Parc Marguerite Yourcenar du Mont Noir. J'ai beau avoir parcouru ces sentiers en long, en large et en travers, je suis toujours admiratif de la nature foisonnante et changeante suivant les saisons ou la météo. Arbres centenaires, parterres de fleurs sauvages, fruitiers dénudés par l'automne, prairies de fauche, toute cette flore inspire le calme et la sagesse. Pas étonnant que ce parc Yourcenar accueille la villa du même nom, résidence d'écrivains. Sûr qu'ils y trouvent la sérénité et la beauté nécessaires à toute production littéraire.

Alors que je longe une nouvelle fois une plantation typique de houblon, j'aperçois la salle des fêtes de Boeschèpe. Les deux derniers kilomètres sont une formalité sans intérêt. Je suis pressé d'en finir, heureux de n'avoir ressenti aucune gêne et d'avoir pu trottiner dans les descentes. J'espère peut-être pouvoir courir en 2012, sait-on jamais...Je suis accueilli à la salle par Manu qui possède le magasin Horizons Nature  à Villeneuve d'Ascq près de Lille. Nous blaguons et parlons matos de Marche Nordique. J'en profite pour me descendre une petite binouze bien agréable!

Pour l'instant, cette rando est la première étape vers mon objetcif principal en 2012: les 100 kms de Steenmachin.

 

Je vous donne RDV en mars lors des 6 heures de La Gorgue où j'affronterai une nouvelle fois...

 

...LA DAME QUI CRIE.

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Devise Shadok

Par Rag' - 17-05-2010 21:12:28 - Aucun commentaire

En essayant continuellement, on finit par réussir.
Donc plus ça rate, plus on a de chances que ça marche.
 
 
Vivement 2011!
 
Pourquoi?
 
Parce que...

Delarue en a rêvé... Je l'ai fait.

Par Rag' - 27-11-2009 19:35:11 - Aucun commentaire

 
 
 
 
 
 
Si tu veux savoir ce qu'un Forban (en baskets évidemment) peut faire...
 
C'est ici.

Je l’aurai, un jour. Je l’aurai…

Par Rag' - 01-05-2009 17:29:56 - 2 commentaires

 
 
 
 
 
 
Ne clique surtout pas
là.

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It's a shame....

Par Rag' - 01-05-2008 17:31:00 - 8 commentaires

Cela faisait deux ans que l’idée m’effleurait l’esprit, qu’elle revenait à intervalles réguliers. Après chaque course, chaque épreuve un tant soit peu ardue.

« Serai-je capable de devenir un Centbornard ? »

 

 C’est début 2008 que l’idée s’est petit à petit concrétisée. Sous la forme de boutade, puis de vague projet, enfin de défi lancé à moi-même ainsi qu’à mon fidèle acolyte, Fabrice. Suite à l’Hivernale du Raid Normand (+ 50 bornes et 1200 D+) où je n’avais pas ressenti de grosses difficultés, j’ai décidé de me préinscrire sur le site des 100 kms de Steenwerck.

Néanmoins, durant les trois mois qui me séparaient du départ, les soucis, approximations et découragements se sont accumulés… La préparation fut une longue et morne improvisation : dans l’incapacité de suivre un plan de préparation digne de ce nom, je me suis mis à accumuler les longues sorties de 1h30 à 2h15. A cela venaient s’ajouter des pépins physiques récurrents (sciatiques, tendinites, contractures). A noter également que mon sommeil est loin d’être réparateur depuis trois semaines (boulot, stress, morosité sont les malvenues avant une épreuve de ce calibre). Il s’en est fallu de peu que ma préinscription ne devienne jamais une inscription…. Et ce « peu » se nomme Fabrice. Le fou s’est inscrit directement sans passer par la case préinscription « je-prends-le-temps-de-bien-réfléchir ».Donc, nous voilà, tous les deux ce 30 avril à 19h au départ des 100 kms. Auparavant, j’ai pu bavarder avec Pégase et Chtigrincheux, ce dernier me prêtant généreusement un Buff Kikouroù (j’ai perdu le mien trois semaines plus tôt), j’ai croisé Embrunman, Voilier59, ForrestGump, 100bornard1022. Sympa de faire ou refaire connaissance !

Nous nous élançons donc à petite allure sur le tracé jaune. Nous blaguons, saluons la foule et les premiers kilomètres sont vite avalés. Je prends bien soin de m’hydrater et manger à chaque ravitaillement, et il y a de quoi ! Nous discutons avec un coureur qui participera à l’UTMB 2008, son rythme est  identique au nôtre et nous faisons un bon bout de chemin ensemble.

Etant donné que la nuit n’est pas encore tombée et que le ciel rechigne à nous tomber sur la tête (petite pluie au départ et le vent semble se calmer au fur et à mesure de la course), il est de bon ton d’admirer le paysage et les quelques bâtisses qui jalonnent le parcours. Bon, c’est vrai que c’est plat mais l’on peut admirer les flèches des clochers alentours qui se découpent sur l’horizon avec le soleil couchant en arrière-plan. Le seul dénivelé se matérialise par deux montées de ponts d’autoroutes que je décide d’affronter en marchant.

Le premier tour se termine et il est temps de faire un bilan : pas de bobos à l’horizon, les jambes commencent à être raides (déjà ?) mais j’ai espoir que la production d’endorphine puisse me les « endormir ». 2h34 pour les 23 premiers kilomètres, c’est honorable car nous nous arrêtons une à deux minutes à chaque ravitaillement. Manuwak m’encourage et cela me booste vers la sortie de la salle (merci à lui).

Le deuxième tour est entamé, la frontale est sortie et nous reprenons notre rythme. Nous passons le km25 et ma réaction fut de déclarer que nous avions fait le quart. « Déclaration digne de La Palisse » me direz-vous. Peu me chaut car, à cet instant de la course, mes neurones sont en stand-by et, vu que je ne suis pas très optimiste quant à ma forme physique, j’essaie de me motiver comme je peux… C’est mauvais signe.

Plus la nuit avance, plus les distances s’étirent. Ce tour n’en finit plus. « Si ça continue, faudra qu’ça cesse... » me dis-je en pouffant intérieurement. Mieux vaut prendre çà à la rigolade ! Chaque arrêt au ravitaillement est un soulagement pour mes cuisses qui durcissent (et y’a bien que ça qui durcit à ce moment-là !), je m’étire un peu et repart à chaque fois pour une épreuve de trois kilomètres, distance entre chaque ravito. J’essaie de dire quelques mots à Fabrice mais il n’est pas en meilleur état que moi, j’entends sa foulée qui rape le sol à intervalles réguliers. Pas dans son habitude, lui qui monterait les genoux au niveau du menton !

J’essaie de positiver, de me dire que l’endorphine va bientôt faire son effet, que je vais me brancher en mode « croisière » avec neurones en mode « off », que les 40 kms ne sont pas loin, que 50 kms, c’est pas grand-chose, que ça sera super une fois la ligne d’arrivée franchie…. Rien n’y fait, le moral s’évapore à mesure que le doute m’assaille. Très mauvais signe.

Et voilà qu’une voiture de l’organisation nous dépasse lentement, un gyrophare sur le toit. Que fait-elle là ? La réponse nous arrive très vite en pleine poire : le premier nous dépasse ; C’est bouche-bée que Monsieur Premier nous dépose comme deux vieilles déjections canines sur un trottoir…

Peu de temps après, je ressens une pointe sous le genou gauche. Bizarre. Cela fait deux ans que mon genou droit me fait des siennes, que je me focalise sur celui-ci et v’là ti pas que le gauche se rappelle à mon bon souvenir… « non ! Pas toi ! Tu peux pas m’faire çà ! Pas maintenant ! Pas aujourd’hui ! Traître ! » Cinq cent mètres plus loin la douleur est vive et me force à l’arrêt. C’est fini. La messe est dite. Le doute qui m’assaillait a fini par me submerger et l’idée d’abandonner s’est incrustée définitivement au sein de mes pensées. J’essaie de reprendre le rythme initiale mais je dois me rendre à l’évidence : le mal est là, l’envie n’y est plus, j’ai envie de hurler, de pleurer, de frapper ce genou qui me trahit, ces cuisses qui ne répondent plus à mes sollicitations. J’ai honte. Quel prétentieux j’ai pu être.

Les deux derniers kilomètres, car ce seront les derniers, sont un calvaire ; à la douleur physique vient s’ajouter la douleur morale, autrement plus dure à accepter et à supporter. Nous entrons dans la salle, je bois, mange, cherche autour de moi un regard salvateur. J’échange quelques mots avec Fabrice et me décide à consulter un des kinés à disposition. Il est à mon écoute, me questionne. Son diagnostic semble s’orienter sur un problème au niveau des lombaires. Je m’étire, essaie de trottiner  hors de la salle mais quelques secondes de footing me forcent à l’évidence : je ne serai pas centbornard aujourd’hui. Fabrice, quant à lui, est cuit de chez cuit. Ce n’est pas son jour. Ce ne sera pas notre jour.

 

            Avant de rejoindre la voiture, je laisse un mot sur la fiche Kikouroù pour signaler mon abandon.

 

 

Honteux, anonyme, seul…

 

Rag’

 

 

Bravo à tous.

 

 

 

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Mes vacances

Par Rag' - 01-11-2007 12:49:08 - 3 commentaires

Certains m’objecteront que ce CR n’a pas sa place parmi les CR de courses, OFF et autres exploits pédestres, je ne leur répondrais qu’une seule chose : « M’en fous, j’ai envie d’causer d’mes vacances, na ! »

Il faut dire que ce fut la première fois où je partais en vacances avec l’optique de me gaver de sorties « nature » et de bouffer du dénivelé par la même occasion !

Nous voilà donc partis, ma femme Caroline, mes deux loulous (Georges,  11 mois et Marion, 4 ans et demi) et moi  avec force runnings et vélos dans , sur et derrière la voiture.

Voilà le début de cette belle histoire, nous descendions vers le midi….. le midiiii. Première étape à Ceyreste (13) non loin de La Ciotat, fief du célèbre Akunamatata à ce qu’il me semble…

Ne connaissant que très peu de parcours nature sympa dans le coin (il y en a mais les différents arrêtés « anti-incendie » empêchent de s’aventurer dans les massifs), je décide de défier une petite côte qui m’avait donné pas mal de fil à retordre cinq ans auparavant alors que je ne savais que chevaucher mollement mon VTC de l’époque ! J’en avais bavé autant à cause de la chaleur que du terrain : les pneus VTC n’accrochent pas vraiment la caillasse sèche !. Me voilà donc équipé de ma poche à eau DK, de mes runnings et d’une bonne dose de courage. Il doit faire 28°, pas beaucoup d’ombre, des cigales à vous exploser les tympans. Le pied, quoi !

 


 

Résultat : 40 minutes de grimpette dans la caillasse, non stop, 10 % de pente. Le rythme n’est pas vraiment soutenu mais j’y arrive sans trop de mal étant donné que je suis un rejeton des Flandres où le dénivelé se limite aux dos d’âne et aux déjections canines sur les trottoirs ! Je me suis donc enfilé 350D+ d’un coup ! (NB : je tiens à  signaler aux non-initiés que 350 D+ signifie 350 mètres de dénivelé positif et  ne désigne non pas quelque objet contondant à usage libidineux dégoté dans je-ne-sais-quel-catalogue  douteux de VPC).

Désireux de ne pas revenir sur mes pas et aventurier dans l’âme (on ne rigole pas !) je pars à l’aventure sur le sentier qui s’étire devant moi.

 


 

Dix minutes plus tard me voilà en terrain connu, c’est-à-dire la départementale qui serpente vers Ceyreste : une bonne occasion de tester mes capacités de vitesse en descente… Résultat de la sortie : 1h 15,  la poche à eau vide (2 litres),  la satisfaction d’avoir fait un peu de « grimpette » et l’envie de réitérer cela le lendemain non sans avoir chaussé mes trails cette fois-ci : la caillasse avait eu raison de ma voûte plantaire !

 

Le lendemain, rebelote mais en tentant de tenir un rythme d’ascension un peu plus rapide que la veille. Un soleil de plomb, moult cigales et une irrésistible envie d’en ch… m’accompagnent cette fois-ci. Les sensations sont agréables même si je regrette la « sécheresse » de l’environnement : il est très difficile d’observer la faune ou la flore tellement le climat est rude (en cette saison ?). Je me permets même quelques accélérations dans les passages les plus ardues (à mon goût évidemment…). Malheureusement ce parcours est vite trop court et à moins de rebrousser chemin une fois arrivé en haut, il m’est impossible d’emprunter des sentiers bucoliques…

 

Au retour, je décide d’en parler à mes grands-parents qui me proposent la randonnée « Fontblanche », 14 kms, 600D+ (http://www.visitprovence.com/taurusdoc/Fontblanche.pdf).

Ce sera ma dernière sortie avant notre départ pour le Cantal. Une nouvelle fois équipé comme il se doit, je m’élance sur ce sentier de randonnée non sans avoir la crainte de me faire rembarrer par les Gardes qui sillonnent le massif à l’affût de tout départ de feu. Suis-je en faute ? Ai-je le droit de pénétrer ce massif ? Bon ! Je verrai bien…. La montée vers le Vallon de Pélengarri  se passe pour le mieux : il fait un peu moins chaud que les deux jours précédents et une légère brise me rafraîchit le visage, à noter également que je ne suis pas parti en plein cagnard mais vers 17h30… Arrivé au sommet, le parcours serpente sur la piste des Crêtes où à nouveau je croise des pins, des pins, des chênes kermès et des pins. Ô miracle, des oiseaux (des geais : beaux oiseaux mais commettant de nombreux dégâts dans les nids de leurs voisins à plumes !) s’envolent à mon passage ! Pas facile de voir des bestioles (exceptées les cigales !!!) mais je me contenterai de cela ! La piste serpente sur 5 bons kilomètres et me permet d’avoir une vue magnifique sur la Méditerranée (baie de La Ciotat, Bec de l’Aigle, Cap Cannaille) d’un côté et le Baou de Bertagne de l’autre. Il est agréable de se retrouver seul à observer ces paysages d’autant plus qu’en cette saison estivale, la promiscuité est de mise en cette région !

 

Mais tout ne se déroule pas pour le mieux : je commence à stresser à l’idée de devoir passer devant la tour de guet des gardes (ai-je le droit de me trouver là ? Vais-je hériter d’une jolie amende ? Que vais-je répondre pour me défendre ?), la psychose s’empare de moi. Et également le doute par rapport à mon circuit : en effet, j’ai oublié le dépliant du sentier.

Je décide donc d’appeler ma chère et tendre épouse qui m’attend en bas : comme quoi la technologie a du bon, merci téléphone portable ! Caroline, après de nombreuses hésitations me confirme que je dois passer au pied de cette tour de guet et bifurquer sur la gauche quelques centaines de mètres plus loin.

 


 

Advienne que pourra, je m’élance et tel un sioux sur les pistes poussiéreuses du grand Far West, je tente de me faire remarquer le moins possible, frôlant les taillis, accélérant dans les passages les plus découverts et minimisant le bruit de mes pas. Autant dire que cela ne sert pas à grand chose à part me rassurer. Il faut signaler que je porte alors un t-shirt jaune fluo (de chez « jaune fluo »), y’a pas plus fluo que çà ! Les gardes ont certainement dû me repérer depuis des kilomètres et doivent se fendre la gamelle à la vue d’un « taré fluo en short »….

Je passe le cabanon des gardes et, rassuré de ne pas avoir été interpellé, je m’élance sur le chemin du retour. Celui-ci est très technique car la pente est un peu plus raide, le sentier beaucoup plus étroit et le sol surtout constitué de lits de pierres instables (des pierriers ?). Je saute, je cours comme un cabri en essayant d’éviter la chute ou l’entorse (pas l’habitude), j’estime ne pas trop mal m’en sortir mais à l’effort physique vient s’ajouter l’effort mental nécessaire pour rester attentif et réactif au mouvement anarchique du terrain.

La descente est d’autant plus longue que je me perds dans les taillis du fond de la vallée ce qui me fait rallonger mon tout de deux ou trois kilomètres. Je rejoins finalement la civilisation et demande mon chemin : je ne désire pas me paumer une nouvelle fois, bien m’en a pris car sans cette aide j’aurais pris la mauvaise option !

Je finis mon petit tour en 2 heures et des brouettes, content de cette « petite » aventure.

 

CANTAL, me voilà !!!!

 

Nous avons chois de louer le même gîte qu’il y a trois ans : un buron situé en haut d’un col. Le cadre est idyllique : une vue imprenable sur les orgues de Bort, sur le pays de Salers et une impression de plénitude. Cette région est vraiment magnifique, tous les éléments y sont présents et s’y côtoient en créant un relief tourmenté mais accueillant… Notre bâtisse se situe au beau milieu d’une estive et nous nous retrouvons cernés par les vaches Salers qui broutent paisiblement au son des clarines. Le pied, quoi !

 


 

 

A suivre... 

 


 

 

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