KikouBlog de Rag' - Humeur
Rag'

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Dans la catégorie Humeur

Same player, shoot again.

Par Rag' - 11-02-2016 20:19:34 - 10 commentaires

Ayé, j'ai mis à jour ma fiche K. Pfiouuu, ça faisait bien 4 ans que je n'y avais pas touché.

"Pourquoi maintenant?", vous demandez-vous. Ou pas.

Voilà presque 6 ans que j'ai dû posé un mouchoir sur mes prétentions de coureur à pied. Tel Icare se gaufrant royalement alors qu'il se rapproche dangereusement du Soleil, j'ai bâché quelques mois avant la CCC, THE objectif,  un adoubement foiré en quelque sorte.

 J'ai repris très doucement la course à pied en 2013, après être passé par la case Marche Nordique. Même si j'étais loin d'avoir réglé mes pépins physiques, trottiner à nouveau me permettait d'espérer...

La quête de performances (chronométriques, kilométriques) n'étant plus à l'ordre du jour, j'ai trouvé la motivation pour chausser les runnings dans le froid, l'obscurité ou la flotte (voire les trois à la fois) en rejoignant le club de course à pied de la "ville d'à côté". Je m'y suis investi pleinement et m'y suis épanoui, ma modeste expérience au service de tous.

Cette semaine, j'ai entamé un plan de préparation pour le marathon d'Anvers où j'accompagnerai des amis pour leur premier marathon. C'est ce que je préférais dans la course à pied, la préparation.

Aujourd'hui, troisième jour d'affilée où je cours seul, effort solitaire que je ne pratiquais plus depuis 2 ans. Et, à ma grande surprise, les sensations que je croyais avoir perdues et ne plus pouvoir apprécier, sont revenues: flashback existentiel.

Et plutôt que de polluer ma page FB de mes états d'âme de coureur à pied, je suis revenu là où tout a commencé.

Beaucoup plus à l'écoute de ma carcasse (qui me l'a bien fait comprendre...), j'ai troqué le "Courir vite (et loin), se blesser jeune" contre "Qui veut aller loin ménage sa carcasse".

À bientôt, j'espère.

 

Rag'

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Les Punks à Crêtes

Par Rag' - 15-07-2014 18:29:26 - 8 commentaires

J'ai quelques difficultés à entamer ce récit et ce, pour plusieurs raisons:

- l'absence totale d'angle d'attaque original;

- une modification de ma "philosophie" vis-à-vis des épreuves et de la course à pied en général;

- une flemme royale.

 

Mais je vais quand même m'y atteler.

 

Je vous épargne le long et douloureux feuilleton qui m'amène à rechausser mes groles de course à pied il y a une dizaine de mois. Des footings hebdomadaires de 5 km à 8km/h jusqu'aux sorties de 2 heures à 9-10 km/h, j'ai dû m'armer de patience avant de pouvoir prétendre à m'aligner sur une épreuve. Ce fut chose faite en avril en compagnie de François From Arras - quel plaisir de franchir une ligne d'arrivée avec un pote - puis en mai lors du Trail des Trois monts. J'en ai chié un peu à chaque fois mais 4 années de "pause blessure au dos et à l'âme" ont sérieusement entâmé mon potentiel kilométrique et kilométrique.

En mai, je propose à toute la bande d'éclopés des Blue Fuckers (sponsorisés depuis 2010 par URGO, Synthol, SPASFON, Cymbalta, HANSAPLAST, Jouvence de l'Abbé Soury, etc.) de se réunir pour une petite coursette dans le Hainaut belge.

Notre choix se porte sur le trail des Crêtes de l'eau noire à Pesche, 33 km et un millier de m en D+: une bonne petite épreuve de "reprise".

Malheureusement, je déplore le desistément de nombreux éminents éclopés et c'est un trio de warriors qui s'alignera au départ: le Ware, le Pascal et votre serviteur.

L'organisation est au top, dois-je le préciser tant il est connu que nos amis d'Outre-Quiévrain sont des virtuoses dans ce genre de manifestation? Inscription via leur site, pas de faux certificat médical à fournir (sic), une pasta party, des douches prévues, des ravitos, dossards à puce, etc. Je dois avouer que je n'ai retrouvé ce type d'organisation que sur un autre trail belge (La Bouillonnante) et sur la CCC (mais là tu laisses tes économies de l'année rien que pour l'inscription et la logistique...).

Le départ est donné à 10 h et nous nous élançons de la cour d'une gigantesque école. Le ciel est nuageux mais la température plutôt clémente.

Nous nous retrouvons très vite avec le serre-fil qui nous sert de guide touristique. Les paysages sont magnifiques, je me prends à m'imaginer dans le Cantal à la vue de certaines maisons en pierre! Ça grimpe, ça descend, nous franchissons à plusieurs reprises un cours d'eau dont l'eau fraîche est un bienfait pour les pieds et mollets. Les sentiers serpentent à flanc de collines au beau milieu de bois de chênes, de hêtres et de quelques résineux. J'ai de très bonnes sensations, mon rythme de sénateur me convient parfaitement. J'ai enfin appris à courir lentement!

Les ravitos (km 10 et km 23) sont complets, même en étant à la dernière place!

Je boucle les 33 km en un peu plus de 5h, je ne suis pas trop entamé même si les genoux commençaient à couiner dans la descente vers Pesche. Je suis avant-dernier, ça me convient très bien tant il est agréable de courir sans des hordes de coureurs soufflant et éructant autour de soi.

À l'arrivée m'attendent ma femme et mes enfants, le Ware et le Pascal. La portion de pâtes est engloutie tout en étant à l'écoute du tirage au sort qui clôture l'épreuve.

Le bilan est très positif et cette expérience en Belgique ne demande qu'être reproduite.

Courir sans désir de performance, même modeste, est libérateur.

Vivre la course de l'arrière est beaucoup moins stressant.

Être dernier a quelque chose de jouissif.

 

Désolé pour le CR minimaliste, je ne suis pas inspiré et vous décrire ma course par le menu me saoule très vite.

 

Un petit clin d'oeil au Ware: "C'était vraiment pas mal cette course!"

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Chronique

Par Rag' - 27-04-2014 21:15:00 - 8 commentaires

Salut à toutes et à tous,

 

Ça y est , j'ai recouru ma première épreuve depuis plus de quatre ans, un petit trail bien sympa par chez moi. J'utilise l'adjectif "sympa" mais si j'avais dû courir au milieu d'une zone industrielle sous la flotte avec un vent à décorner les cocus et une température frisant le 0, ça aurait été tout aussi sympa. Primo, je courais avec un de mes précieux amis, secundo épingler un dossard sur ma bedaine que j'ai laissé pousser (comme la barbe) m'a définitivement remis le pied à l'étrier, même si l'étrier appartient à un poney nain asthmatique... 26 bornes sans trop de difficultés, beaucoup de plaisir, une petite renaissance en quelque sorte et François pour m'accompagner. Que demander de plus?

Depuis quatre ans, je vois que pas mal de choses a changé dans le merveilleux monde du trail "que c'était mieux avant et encore mieux avant". Beaucoup plus de dates pour gambader çà et là et surtout, des organisations qui n'ont plus rien à envier aux courses sur route... Il fut un temps où le Trail auréolé d'une virginité ô combien indiscutable s'opposait sempiternellement au démon de la route... He ben, j'ai bien l'impression que tout le monde est définitivement sur un pied d'égalité. Encore que ça ne m'étonnerait guère que la bonne humeur des courses dites "au saucisson", les 10 bornes bien bitumeux sont devenues plus "roots", plus populaires que n'importe quel petit trail du fin fond de la cambrousse tant la débauche de moyens est ahurissante. 

Bon, je m'arrête là. Pardonnez-moi, j'aime l'ironie et les sarcasmes.

Ceci dit, depuis quelques semaines, je me prends à fréquenter à nouveau le forum et ses sujets. He ben, j'ai pas été déçu! Quelle tolérance, quelle ouverture d'esprit!

Du post où on se fout d'la gueule des coureurs qui se "mudisent" la gueule dans une Frappadingue à coups de billets de 50 roros. Rhooo, que c'est cher!! Que c'est commercial!!! Et en plus, ils veulent aller faire des tours de piste dans un stade couvert!! Mais qu'ils sont bêtes alors! Heureusement que nous, on est plus intelligent. Il est vrai que le trail s'est préservé de toute pression commerciale... Hein!? des pompes à 150€, des vestes à 250, 300 voire 400€? Et des GPS, au cas où on se perd..., à 400€? Des boissons énergétiques et poudre de perlimpinpin qui coûtent un bras et une hypothèque de la baraque? Non, je ne vois vraiment pas où vous voulez en venir... Non, mais, des fois, et puis, tourner en rond à la queue leuleu, c'est complètement con. Nous on préfère faire des 24h sur des boucles de 1km et/ou jouer au petit train autour du Mont Blanc, c'est plus joli. Et puis, on ne se laisse pas avoir par toute cette société de consommation! Non, mais des fois!

Ce qui me permet de rebondir sur le sujet des méchants GPS qui sont très chers, très très chers et qu'on n'est prêt à tout casser car "faut pas me prendre pour un con, j'en achète tout le temps et je suis super déçu! Je suis pas une vache à lait quand même!" Bah si.

Je vous épargne le duel trail/marathon: qui c'est le plus dur? Bah, ça dépend. Mon fils de cinq ans me demandait souvent du requin ou du tigre, qui c'était le plus fort? Bah, j'avais beaucoup de mal à répondre. Faudrait peut-être qu'il réponde sur le forum, mon marmot?

Qu'est-ce que je rigole! Tant de fraîcheur!

Bon, je suis quand même bien content d'être ici. C'est le plus important.

À bientôt.

 

Pour un CR peut-être.

 

Rag'

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On ze road again

Par Rag' - 16-03-2014 19:32:54 - 4 commentaires

Le Rag' is back!

 

Lentement but back quand même.

 

Tant pis pour vous.

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Citius, Altius, Fortius, Fatuitus

Par Rag' - 04-05-2012 20:23:54 - 12 commentaires

Ça fait un bon bout de temps que je ressasse le sujet, que je gamberge à propos de cette fuite en avant qui anime le monde de l’Ultra - dont je ne cherche plus à faire partie. À la lecture de quelques récits, de fora dédiés à la course à pied ainsi que de blogs tenus par des fanatiques du « toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus dur », mon sentiment s’est sensiblement modifié : de l’étonnement, je suis passé à de l’ébahissement voire à de l’envie, pour finalement en arriver à me poser la question : « Quel est l’intérêt de cette quête du « toujours plus » ? Quelle est la motivation qui anime ces individus ? ».

Mes réponses, loin d’être objectives, n’en sont pas moins inquiétantes car l’insatisfaction  semble prévaloir dans cette recherche de limites. D’une pratique de la course à pied qui voulait s’affranchir de la dictature du chronomètre l’on en arrive à une dictature de la distance et du dénivelé.

Un marathon en 4h ? La prochaine fois, ce sera en 3h45. Puis en 3h40. Puis en moins de 3h30. Etc.

Un trail de 30 bornes ? La prochaine fois, ce sera 50. Puis 70. Puis 90. Etc.

Je vous épargne les estimations de D+.

Ce carcan chronométrique insupportable pour les prosélytes du trail, de l’ultra ou de l’ultra-trail se retrouve transposé sous forme de kilomètres. Et toujours impossible de se défaire de ce fameux chrono ! Les barrières horaires sont là pour le prouver. Parcourir une distance en un temps imparti, quelle différence avec le marathonien qui cherche à performer ? La performance quantifiable est omniprésente, impossible d’y échapper même si certains se voilent la face et continuent à se bercer d’illusions quant à la supériorité d’une pratique sur l’autre.

Chacun est libre de ses choix, rationnels ou pas. Je n’ai pas à porter un jugement de valeurs sur ce comportement néanmoins, je peux lire régulièrement des propositions de parcours que je trouve aberrantes. La « Lyon SaintéLyon » ou le futur ( ?) Double Écotrail (Tour Eiffel - Départ - Tour Eiffel) en sont de malheureux exemples. Lorsque l’on est capable de se taper 150 bornes en courant, quel est l’intérêt de parcourir un trajet en aller-retour ? Personnellement, j’irais plutôt me mitonner un tracé bucolique si j’avais cette capacité physique. Pourquoi choisir une course célèbre comme support de cet A/R ? Se frotter à d’autres coureurs, histoire d’en épater plus d’un ? Chercher l’assentiment de pairs ? La reconnaissance plutôt que l’anonymat ?

Au mieux, c’est un manque d’imagination, au pire de la vanité.

 

Rag'_dubitatif

PS: Cette vaste (et double) question mériterait qu'on s'y attarde sur le forum. Malheureusement, polémique et internet ne font pas bon ménage.

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Salubrité publique

Par Rag' - 21-03-2012 08:51:13 - 12 commentaires

Étant donné le nombre nul de réponses à ce billet, j'estime que le message a fait mouche et que ce serait faire oeuvre de salubrité publique de le publier sur ce blog.

En attendant vos remarques et critiques constructives -comme toutes celles du forum (sic)- je vous souhaite bonne lecture ainsi que bonne cogitation.

Rag'


"Salut à toutes et tous,

Cela fait un bail que l'envie d'écrire un long billet sur ce fil me taraude. Non pas pour raconter mes pépins physiques, mes états d'âme, ma convalescence ou ma rémission, mais plutôt pour faire un signe à celles et ceux qui, ne voyant pas le bout du tunnel, se sont éloignés petit à petit du forum voire qui ont quitté définitivement le milieu de la course à pied. Il est évident que peu de personnes qui sont "sur le carreau" depuis plus d'un an ont encore envie de participer à la vie d'un site dédié aux sports d'endurance. C'est compréhensible, c'est humain, le masochisme a ses limites...
J'ai quelques noms (pseudos) en tête, de blessés annonçant leur multiples retours faisant suite à de multiples blessures diverses et récalcitrantes. Finalement, comme l'on dit chez les jeunes, ils ont "lâché l'affaire".
J'espère qu'ils ont su prendre le recul nécessaire pour affronter le vide que peut laisser le non-assouvissement d'une passion. La passion est destructrice quoiqu'on en dise, souffrance de soi, souffrance de ceux qui nous entourent.

L'avantage d'une passion, c'est qu'elle est omniprésente, occulte tout, occupe nos moindres pensées. C'est l'idéal pour s'échapper des vicissitudes de la vie. Rustine idéal de notre condition humaine.
Sauf que...
Le jour où cela coince dans la belle machine, où la mécanique ne veut plus, ne peut plus, la belle passion non assouvie croupit au fond de notre esprit, le vide apparaît. Et l'on se trouve confronté à toutes les questions auxquelles l'on n'a jamais voulu vraiment prendre le temps de répondre: "Pourquoi courir? Pourquoi souffrir de ne pas courir? Comment remplir autrement ce gouffre qui est apparu devant moi? Qu'ai-je voulu combler?" Tant de questions que chacun devrait se poser à priori. Trop peu le feront.

Ayant parlé de l'avantage d'une passion, j'aimerais aborder les inconvénients. Comme elle est omniprésente et dévorante, la passion anéantit le champ des possibles. Aucune place digne de ce nom pour d'autres activités qui sont, dans le meilleur des cas, des succédanées. 

Deux ans que je ne cours plus. Et j'ai fini par lâcher l'affaire, tenté de répondre à toutes ces questions et ce que j'en retire ne me flatte guère. J'ai souffert, plus dans ma tête que dans mon corps. Beaucoup plus. Mais j'ai mûri et le regard que je porte sur la pratique de la càp est d'autant plus acerbe que j'ai sacrifié beaucoup sur l'autel de la passion.
Finalement, après 24 mois, je peux dire que cette blessure fut une chance, une épreuve bien plus enrichissante qu'une quelconque ligne d'arrivée franchie. Je vis.

Rag'

PS: Je n'ai pas tiré un trait sur la càp, néanmoins j'ai fait un énorme tri sur mes envies, mes motivations. Un jour peut-être... ou pas. En tout cas, j'ai furieusement envie de découvrir d'autres choses.

PS2: Je suis conscient que peu ou prou se reconnaîtront dans ce portrait d'un passionné. Malheureusement, j'ai bien peur d'avoir raison pour une énorme majorité..."

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C'est un jardin extraordinaire...

Par Rag' - 06-06-2011 20:56:39 - 16 commentaires

À l'instar de certains membres éminents de ce forum j'ai une soudaine et irrépressible envie de vous faire découvrir mon jardin, lieu féérique où se cotoyent lapins et hérissons, crapauds et grenouilles ainsi que grives, merles et autres passereaux.

 

"Damn motherfucker! My tailor is not rich but my garden is magic" m'écriai-je alors que je compulsais avidement "Le béton armé et moi", une biographie posthume de Lady Diana. D'un bond, je me levai de mon rocking-chair en bretzel et me mit à fredonner la célèbre chanson de ce vieux Charles Trénet non sans m'être équipé de mon APN...

"C'est un jardin extraordinaire:

Il y a des canards qui parlent anglais.

Je leur donne du pain, ils remuent leur derrière

En me disant "Thank you very much, Monsieur Trenet". ..."

 

 

 Il ne me fallut parcourir que quelques mètres pour admirer une coccinelle roumaine à dos moucheté, espèce invasive d'Europe de l'Est qui a la fâcheuse habitude de kidnapper les femelles pucerons et de les prostituer dans les clubs privés tenus par ces enculés de bousiers.

On peut observer les couleurs chatoyantes de cet insecte. Mais ne nous méprenons pas, ces couleurs vives ont pour but de signifier à tout prédateur: "Passe ton chemin, pied tendre! Je suis complètement défoncée à la colle à rustine et si tu me bouffes, tu risques une chiasse du tonnerre de dieu!"

 

Plus loin, j'entends le son mélodieux d'un passereau et, tel le guépard tapi dans les hautes herbes, je m'approche furtivement du bel oiseau. C'est une mésange Tournepelle à collerette bicolore. J'arrive à la photographier juste avant son envol, son nid ne doit pas être très loin. La mésange pond de 6 à 8 oeufs cubiques de couleur bleuâtre. "Cubique?"  vous écriez-vous. Eh oui! c'est pour cela que cette espèce est très rare: les femelles passent un sale quart d'heure et résistent rarement à l'épreuve de la ponte.

 

Juché sur un poteau, un oiseau nocturne me fait l'honneur de se dévoiler au grand jour. Une chouette Khagneuse des Flandres m'observe de ces grands yeux. Cet animal placide au regard quasi-mystique fut pourtant associé pendant des siècles à la tromperie et la rouerie, et considéré comme l'animal de compagnie des sorciers et sorcières. Elle est aussi associée à Athena, déesse de la sagesse et de l'intelligence, d'ailleurs on peut aisément observer sur la photo la coiffe caractéristique des animaux qui ont fait des études.

 

La chouette Khagneuse des Flandres prête à fondre sur sa proie dès que la nuit sera tombée...

 

Oh, mais qui voilà? Mon pote lapin venu grignoter quelque écorce de jeunes pousses tendres. Coquinou, va! On remarquera qu'il revêt encore sa tenue d'hiver tant il est vrai qu'on se pèle gravement les couilles dans le Nord. Même pour des lapinous!

 

Je ne vous ai pas encore parlé des animaux domestiques qui peuplent mon jardin.

Bucéphale, mon âne lilliputien se sustentant dans l'agrainoir à poules.

 

Godzilla, mon oie domestique qui me fait l'insigne honneur de pondre devant mon objectif.  J'ai sauvé Godzilla d'une mort certaine en lui greffant un coeur de poulet et des pattes de héron. Même si la honte l'étreint à l'idée de déambuler sur ces échasses parmi ses congénères, elle ne m'en est pas moins reconnaissante de lui permettre  de se la péter grave dans les soirées huppées de l'Houtland.

 

Je vous présente mon troupeau de vaches folles.

 

De gauche à droite:

Doudou du fiston, Salers kifémeuh, Sigfried Von Holstein

Au premier plan: 

Montbéliarde aux gros pis

Je m'éloigne assez rapidement car le taureau Salers (oh les belles cornes!) semble ne pas apprécier mon intrusion dans leur vie privée... 

Justement, de vie privée, parlons-en! J'ai adopté, il y a peu, un couple d'animaux nymphomanes. Voués à l'abattoir, j'ai remué ciel et terre pour récupérer ce couple si attachant.

 

On peut les admirer durant leurs ébats. Je me demande même parfois s'ils n'ont pas fréquenté une famille de Bonobos... Leur imagination d'un point de vue sexuel est tellement foisonnante.  

 

Rhoooo, le cochon! Mais faut dire que la brebis est une sacrée chaudasse.

Mon jardin est aussi un lieu d'observation d'animaux sauvages plus connus du grand public.

Je peux, en m'approchant à contre-vent, observer un gros mâle sanglier occupé à se goinfrer de baies rouges. 

 

L'animal est en confiance tout occupé qu'il est à se remplir la panse de mes groseilles. L'enculé. 

 

Ce vieux mâle est un solitaire, une bête puissante et armée de grès impressionnantes!

On aperçoit au premier plan, planquée derrière les hautes herbes, une bête rousse (jeune sanglier de l'année) qui semble s'être égarée.

 

Ouh la, il s'approche! Il m'observe de son oeil retors et vicieux. Vite, fuyons!

 

Autre solitaire tapi dans des broussailles impénétrables.

Spectacle magnifique: un cerf, une biche et son faon se délectent de framboises géantes. Oui, nous sommes chez Walt Disney! Avec un pote sanglier, en sus (scrofa). Mon jardin est magnifique, j'vous dis!

 

Malheureusement, la nature est ainsi faite, les prédateurs ont aussi leur mot à dire.

Alors que j'observe mes nombreux moutons... Un basque et un Pied-noir, j'aperçois derrière eux un lapin quelque peu bizarre. Son attitude de lapin-qui-est-tout-mignon me semble passablement forcée... (flèche rouge)

 

Sacrebleu, ce n'est pas un lapin! C'est le prédateur ancestral du mouton: non, pas le loup, y'en a pas par chez moi, faites un effort nom de dieu! C'est un ours. Un ours déguisé en lapin! Le fourbe!

 

Son costume est grotesque et il y a un détail qui ne trompe personne, moi en particulier: une oreille dépasse! (flèche rouge)

Mais il est déjà trop tard, l'ours fond sur sa proie, l'égorge et s'éloigne vers sa tanière, un agneau dans la gueule. Je le suis à distance raisonnable afin qu'il ne me repère pas, ma vie serait alors en danger. Rien de pire qu'un animal qui défend sa pitance. Même travesti en lapinou.

Il apporte son butin dans son repère où l'attendent d'autres de ses congénères. Une énorme femelle plantigrade se délecte de la chair si tendre de l'agnelet.

 

On reconnait la femelle car elle est coquette (petit noeud auour du cou et couleurs affriolantes). À sa droite, un jeune mâle facilement reconnaissable à son accoutrement qui témoigne d'une absence criante de goût vestimentaire: il porte un maillot rouge sans culotte, la honte.

 

 Pauvre agneau!

Alors que je m'éloigne de ce triste spectacle, je reste ébahi à la vue d'un étrange animal se balançant cà et là. Un singe Babouche de Doranaisie a élu domicile dans mon cerisier! Quelle veine! Je m'efforce de ne pas trop l'effrayer en ne faisant aucun geste brusque. Je réussis à prendre quelques clichés avant qu'il ne disparaisse dans les hautes frondaisons des arbres centenaires bordant mon jardin.

 

 

Quel déconneur ce Babouche de Doranaisie!

Voilà, c'est tout. En espérant que vous soyez convaincu que mon jardinet soit le plus merveilleux du monde!

 

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Maçon, une discipline pas comme les autres...

Par Rag' - 03-03-2011 09:10:01 - 16 commentaires

Interview retranscrite du magazine "Truelle Passion" sur la chaîne lusophone Caldo Verde Uno.


Truelle Passion: Maintenant on va aller à la rencontre d'un maçon, un vrai, celui-là! Il s'appelle Armando Oliveira Da Santa Cruz. Il pratique une discipline qui s'appelle le Tru-ail, ça consiste à construire des murs en pleine nature, quel que soit le type de terrain.

Armando: À quarante ans, yé chouis arrivé à oune tournant dé ma vie, dé mon mode dé vie. Et yé décidé dé faire dé beaux mours, de plus beaux mours encore.

Truelle Passion: Armando est ce qu'on appelle un Tru-aileur. Il manie la truelle et la brouette dans les grands espaces, là où il n'y a pas forcément de fondations en béton armé, là où il se sent libre de bâtir, libre d'être en harmonie avec la Nature, avec son propre corps et sa salopette Leroy Merlin.

Armando: Y'essaie dé trouver la paix en moi, yé veux dire... et dé véhiculer certaines valeurs. Yé veux dire... Tout autour dé ça, la sayesse, l'houmilité, la satisfactionne dou travail bien fait... Et le respect dé l'environnement. Un beau mour en briques et mortier au milieu dé la Natoure, ché magnifique. Y'essaye d'être en phase avec ma bétonnière et ce que yé découvre.

Truelle Passion: Pendant des années, Armando a été chef d'équipe de nombreux maçons dans des entreprises du bâtiment. Lassé par le monde de la construction en parpaings alvéolés, il a choisi une toute autre voie: bâtir pour lui-même, bâtir pour le plaisir, bâtir partout, dès qu'il le peut sans rechercher la perfection.

Armando: Là où yé me sens lé mieux, c'est ici.... yé veux dire.... c'est au pied dé cé mour en  pierres et torchis. Yé prends dou temps à contempler cé qui est yoli. Yé pars pas, yé veux dire,  pour oune aventure, oune grosse maison de 200 m² habitable. Yé m'arrête, yé pose ma trouelle et yé contemple cé qu'il y autour dé moi.

Truelle Passion: S'il parle lui-même de "souffranche pochitive", c'est qu'il ne faut pas leurrer, ça n'est vraiment pas fait pour les bricoleurs du dimanche. Il faut du bon matériel, un bon niveau à bulle et surtout un bon coup de truelle, vue la nature du terrain. Pourtant Armando ne malmène jamais son matériel. Qui veut bâtir loin, ménage son matos....

Armando: Yé touyours voulou garder cé plaisir, et comme yé plein' dé proyets, yé veux dire..., qui sont en moi, yé né peux pas mé permettre d'abîmer mes outils, dé mé détrouire. Il faut qué yé fasse de la mécanique, qué yé m'intéresse à ce qué yé fais, comment les mours, ils fonctionnent et tout ça... Yé peux pas faire n'importe quoi.

Truelle Passion: S'il ne vise pas les chefs d'oeuvre architecturaux, Armando se fixe pourtant des objectifs ambitieux. Parmi ses projets les plus intenses, il devrait participer à la construction du plus grand mur du monde qui a lieu à la frontière entre les USA et le Mexique: plusieurs milliers de kms de béton armé!
Mais son grand projet, c'est la rénovation de la Grande Muraille. Un voyage au bout du monde où le but ne sera pas uniquement de bâtir seul mais bien d'aller à la rencontre d'une population aux méthodes de construction et aux matériaux bien différents de notre société.


Truelle Passion, février 2011.



Pour celles et ceux qui ne saisiraient pas tout, je fournis le lien de la vidéo qui m'a inspiré cette pastiche.

 

 

 

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The end.

Par Rag' - 02-12-2010 11:58:33 - 7 commentaires

Au revoir et merci à toutes et tous qui m'ont lu et ont su m'apprécier durant ces quelques années. Ce blog est fermé.

 

Et j'emmerde par la même occasion ceux qui m'ont bien fait chier.

 

Fin.

 

 

PS: L'avenir nous dira si la flamme renaît. 

 

 

 

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Des chiffres et des lettres... surtout des lettres.

Par Rag' - 11-08-2010 20:42:07 - 7 commentaires

"11 lettres

-INFATUATION"

 

A placer plus facilement dans le forum que sur un plateau de scrabble...

 

Comprend qui peut. 

 

Ou qui veut...

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