Mes vacances
Rag'

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Mes vacances

Par Rag' - 01-11-2007 12:49:08 - 3 commentaires

Certains m’objecteront que ce CR n’a pas sa place parmi les CR de courses, OFF et autres exploits pédestres, je ne leur répondrais qu’une seule chose : « M’en fous, j’ai envie d’causer d’mes vacances, na ! »

Il faut dire que ce fut la première fois où je partais en vacances avec l’optique de me gaver de sorties « nature » et de bouffer du dénivelé par la même occasion !

Nous voilà donc partis, ma femme Caroline, mes deux loulous (Georges,  11 mois et Marion, 4 ans et demi) et moi  avec force runnings et vélos dans , sur et derrière la voiture.

Voilà le début de cette belle histoire, nous descendions vers le midi….. le midiiii. Première étape à Ceyreste (13) non loin de La Ciotat, fief du célèbre Akunamatata à ce qu’il me semble…

Ne connaissant que très peu de parcours nature sympa dans le coin (il y en a mais les différents arrêtés « anti-incendie » empêchent de s’aventurer dans les massifs), je décide de défier une petite côte qui m’avait donné pas mal de fil à retordre cinq ans auparavant alors que je ne savais que chevaucher mollement mon VTC de l’époque ! J’en avais bavé autant à cause de la chaleur que du terrain : les pneus VTC n’accrochent pas vraiment la caillasse sèche !. Me voilà donc équipé de ma poche à eau DK, de mes runnings et d’une bonne dose de courage. Il doit faire 28°, pas beaucoup d’ombre, des cigales à vous exploser les tympans. Le pied, quoi !

 


 

Résultat : 40 minutes de grimpette dans la caillasse, non stop, 10 % de pente. Le rythme n’est pas vraiment soutenu mais j’y arrive sans trop de mal étant donné que je suis un rejeton des Flandres où le dénivelé se limite aux dos d’âne et aux déjections canines sur les trottoirs ! Je me suis donc enfilé 350D+ d’un coup ! (NB : je tiens à  signaler aux non-initiés que 350 D+ signifie 350 mètres de dénivelé positif et  ne désigne non pas quelque objet contondant à usage libidineux dégoté dans je-ne-sais-quel-catalogue  douteux de VPC).

Désireux de ne pas revenir sur mes pas et aventurier dans l’âme (on ne rigole pas !) je pars à l’aventure sur le sentier qui s’étire devant moi.

 


 

Dix minutes plus tard me voilà en terrain connu, c’est-à-dire la départementale qui serpente vers Ceyreste : une bonne occasion de tester mes capacités de vitesse en descente… Résultat de la sortie : 1h 15,  la poche à eau vide (2 litres),  la satisfaction d’avoir fait un peu de « grimpette » et l’envie de réitérer cela le lendemain non sans avoir chaussé mes trails cette fois-ci : la caillasse avait eu raison de ma voûte plantaire !

 

Le lendemain, rebelote mais en tentant de tenir un rythme d’ascension un peu plus rapide que la veille. Un soleil de plomb, moult cigales et une irrésistible envie d’en ch… m’accompagnent cette fois-ci. Les sensations sont agréables même si je regrette la « sécheresse » de l’environnement : il est très difficile d’observer la faune ou la flore tellement le climat est rude (en cette saison ?). Je me permets même quelques accélérations dans les passages les plus ardues (à mon goût évidemment…). Malheureusement ce parcours est vite trop court et à moins de rebrousser chemin une fois arrivé en haut, il m’est impossible d’emprunter des sentiers bucoliques…

 

Au retour, je décide d’en parler à mes grands-parents qui me proposent la randonnée « Fontblanche », 14 kms, 600D+ (http://www.visitprovence.com/taurusdoc/Fontblanche.pdf).

Ce sera ma dernière sortie avant notre départ pour le Cantal. Une nouvelle fois équipé comme il se doit, je m’élance sur ce sentier de randonnée non sans avoir la crainte de me faire rembarrer par les Gardes qui sillonnent le massif à l’affût de tout départ de feu. Suis-je en faute ? Ai-je le droit de pénétrer ce massif ? Bon ! Je verrai bien…. La montée vers le Vallon de Pélengarri  se passe pour le mieux : il fait un peu moins chaud que les deux jours précédents et une légère brise me rafraîchit le visage, à noter également que je ne suis pas parti en plein cagnard mais vers 17h30… Arrivé au sommet, le parcours serpente sur la piste des Crêtes où à nouveau je croise des pins, des pins, des chênes kermès et des pins. Ô miracle, des oiseaux (des geais : beaux oiseaux mais commettant de nombreux dégâts dans les nids de leurs voisins à plumes !) s’envolent à mon passage ! Pas facile de voir des bestioles (exceptées les cigales !!!) mais je me contenterai de cela ! La piste serpente sur 5 bons kilomètres et me permet d’avoir une vue magnifique sur la Méditerranée (baie de La Ciotat, Bec de l’Aigle, Cap Cannaille) d’un côté et le Baou de Bertagne de l’autre. Il est agréable de se retrouver seul à observer ces paysages d’autant plus qu’en cette saison estivale, la promiscuité est de mise en cette région !

 

Mais tout ne se déroule pas pour le mieux : je commence à stresser à l’idée de devoir passer devant la tour de guet des gardes (ai-je le droit de me trouver là ? Vais-je hériter d’une jolie amende ? Que vais-je répondre pour me défendre ?), la psychose s’empare de moi. Et également le doute par rapport à mon circuit : en effet, j’ai oublié le dépliant du sentier.

Je décide donc d’appeler ma chère et tendre épouse qui m’attend en bas : comme quoi la technologie a du bon, merci téléphone portable ! Caroline, après de nombreuses hésitations me confirme que je dois passer au pied de cette tour de guet et bifurquer sur la gauche quelques centaines de mètres plus loin.

 


 

Advienne que pourra, je m’élance et tel un sioux sur les pistes poussiéreuses du grand Far West, je tente de me faire remarquer le moins possible, frôlant les taillis, accélérant dans les passages les plus découverts et minimisant le bruit de mes pas. Autant dire que cela ne sert pas à grand chose à part me rassurer. Il faut signaler que je porte alors un t-shirt jaune fluo (de chez « jaune fluo »), y’a pas plus fluo que çà ! Les gardes ont certainement dû me repérer depuis des kilomètres et doivent se fendre la gamelle à la vue d’un « taré fluo en short »….

Je passe le cabanon des gardes et, rassuré de ne pas avoir été interpellé, je m’élance sur le chemin du retour. Celui-ci est très technique car la pente est un peu plus raide, le sentier beaucoup plus étroit et le sol surtout constitué de lits de pierres instables (des pierriers ?). Je saute, je cours comme un cabri en essayant d’éviter la chute ou l’entorse (pas l’habitude), j’estime ne pas trop mal m’en sortir mais à l’effort physique vient s’ajouter l’effort mental nécessaire pour rester attentif et réactif au mouvement anarchique du terrain.

La descente est d’autant plus longue que je me perds dans les taillis du fond de la vallée ce qui me fait rallonger mon tout de deux ou trois kilomètres. Je rejoins finalement la civilisation et demande mon chemin : je ne désire pas me paumer une nouvelle fois, bien m’en a pris car sans cette aide j’aurais pris la mauvaise option !

Je finis mon petit tour en 2 heures et des brouettes, content de cette « petite » aventure.

 

CANTAL, me voilà !!!!

 

Nous avons chois de louer le même gîte qu’il y a trois ans : un buron situé en haut d’un col. Le cadre est idyllique : une vue imprenable sur les orgues de Bort, sur le pays de Salers et une impression de plénitude. Cette région est vraiment magnifique, tous les éléments y sont présents et s’y côtoient en créant un relief tourmenté mais accueillant… Notre bâtisse se situe au beau milieu d’une estive et nous nous retrouvons cernés par les vaches Salers qui broutent paisiblement au son des clarines. Le pied, quoi !

 


 

 

A suivre... 

 


 

 

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3 commentaires

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 01-11-2007 à 18:00:24

Juste un truc, tu es plus facile à lire si tu mets ta police à 2 ou 3. Pense aux vieux cons de bientôt 52 piges comme moi qui n'ont plus la vue de leurs 30 ans. Le Couche Confiance Team te remercie

Commentaire de Rag' posté le 01-11-2007 à 20:15:04

Voilà, vieille branche!

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 02-11-2007 à 07:56:16

Merci mon Ragondin !

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